les couches

Bon
en fait
…en fait
Tout à commencer de façon très simple.
J’étais dedans et je voulais voir dehors, j’avais envie de dehors.
Dehors, il fait beau, dehors, il fait chaud et puis il y a de la lumière…
Bon, dedans aussi, il fait chaud, mais bon des fois trop chaud et puis la lumière, c’est pas ça… faut la changer, l’incliner, l’orienter… et puis elle chauffe sans qu’on lui ai demander de chauffer… on lui demande de faire de la lumière et alors elle chauffe…
Bon dehors aussi la lumière aussi elle chauffe mais bon c’est plus diffus
Parce dehors en fait, il y a les couches…
En fait, la lumière passe à travers les couches et alors les couches se réchauffent, elles se poussent les unes les autres, se rentrent les unes dans les autres, elles se glissent, s’imbriquent les unes les autres.
Elle… enfin chacune d’entre elle prend un bout de la lumière et la casse en petits morceaux, vraiment en tout petits morceaux qui alors se balladent dans le corps de la couche.
Donc, alors, ces petits bouts de lumière tout cassé se balade dans le corps de la couche, ils se croisent, i’s’entrechoquent, i’s percutent avec un autre petit bout soit de lumière soit de chaleur qu’était dans la même couche au même moment
Alors, tout ça, ça provoque des étincelles qui brillent au fond des couches et qui réchauffent la couche en question là où ça brille.
Ça irise en quelque sorte…
Et puis dehors aussi, il y a les gens… les gens, ils passent à travers les couches sans se faire casser par la couche,
les gens y sont trop solides pour ça.
Ils traversent en entier une couche qu’est déjà remplie de plein de petits bouts de lumière et de chaleur qui les effleurent sur la peau qu’est sensible et aussi dans les yeux qui sont sensibles aussi.
D’ailleurs les yeux c’est quelque chose d’extraordinaire parce qu’ils arrivent quand même à traverser les couches déjà bien remplie et de lumière et de chaleur et de gens qui passent sans pour autant bouger de la où y sont ou alors juste un tout petit peu mais vraiment presque rien quelque milimètre ou des fois moins comme si comme si ils avaient la capacité en même temps d’aller tout droit à travers les differentes couches et en même temps de slalomer entre les petits bouts de lumière qui s’entrechoquent et les bouts de chaleur qui se dodelinent doucement dans leur couche et encore aussi les gens qui passent en entier sans se transformer à travers les couches pour d’un seul coup s’arrêter dans la couche où vous vous êtes installer bien au chaud, bien éclairée…

 

Et alors c’est là où les yeux ils agissent sur la couche
En fait…
On sait pas vraiment comment ils agissent
Mais bon, la couche alentour se réchauffe
ou des fois au contraire se refroidit complètement
ou alors s’illumine ou s’éteint complètement…
ça dépend ça dépend…
et alors là la couche elle devient moins confortable voire même pas confortable du tout ou alors elle est poussée par une autre couche vraiment inhospitalière qu’a pas été bien chauffée ou bien éclairée…
C’est parfois fugace et la couche revient en place mais des fois le plus souvent on a perdu la couche et alors on la cherche on se penche un petit peu pour savoir où elle est passé mais c’est pas facile à distinguer, parce que si la couche a bougé peut être les petits bouts et de lumière et de chaleur qui étaient à l’intérieur de la couche eux ont aussi bougés
et là ça devient vraiment compliqué à reconnaître parce qu’on peut pas dire à quoi elle ressemble cette couche,
cette couche là en particulier parce que parce que … y a tellement de choses dedans qui faudrait beaucoup de temps et beaucoup de méthode pour tout décrire
par exemple là où est ce petit bout de lumière en particulier, là où est ce petit bout de chaleur à telle température juste placé là précisement et pas ailleurs et aussi aussi vu que ça bouge tout le temps c’est vraiment compliqué
Et puis aussi de toute facon de changer d’inclinaison par rapport à la couche quand on se penche pour checher la couche en question ça la rends complètement méconnaissable puisque la perception est différente c’est pas pareil c’est pas pareil